You are currently browsing the tag archive for the 'responsabilidad social corporativa' tag.
Tag Archive
Inversiones responsables
Noviembre 19, 2007 in General | Tags: desarrollo economico, desarrollo social, finanzas solidarias, responsabilidad social corporativa | 1 comment
Ahí va un artículo que plantea la posibilidad de invertir de forma rentable siendo solidario/ético al mismo tiempo. Un ejemplo más de como la ayuda al desarrollo no es la única vía para contribuir al desarrollo social y económico. Existen muchos fondos de inversión que tienen en cuenta criterios extrafinancieros, tales como el desarrollo sostenible o la responsabilidad social corporativa, a la hora de elegir sus activos. Os recomiendo la pagina de Setem sobre finanzas éticas. En ella encontrareis extensa documentación sobre la materia.
Les visages de l’investissement utile
Article paru dans l’édition du 11.11.07 de Le Monde
ÉVELOPPEMENT durable, économie solidaire, fonds de partage, gestion investissement socialement responsable (ISR), fonds éthiques… Il n’est pas facile de s’y retrouver pour qui veut donner du sens à ses placements. D’autant que certains fonds revendiquent à la fois l’appellation fonds éthiques et fonds solidaires.Une chose est sûre, parmi l’offre de fonds incluant des critères extrafinanciers dans le choix de leurs actifs, chacun peut trouver chaussure à son pied. Entre les fonds privilégiant les critères sociaux, ceux orientés vers la protection de l’environnement, ceux qui privilégient la biodiversité ou les fonds dont le but est de soutenir l’économie solidaire, l’éventail des possibilités est large.
L’investissement utile compte autant de visages que de préoccupations humaines et environnementales.
Le développement durable. La notion de développement durable est apparue en 1987 dans le rapport Brundtland (« Notre avenir à tous ») réalisé par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement. Selon les conclusions de ce rapport, le développement durable « répond aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ».
Il s’agit d’un développement raisonné, qui s’inscrit dans le long terme, en opposition à l’obsession du court terme des marchés financiers. Les fonds qui choisissent cette thématique privilégient les valeurs opérant dans le recyclage des déchets, le développement des énergies renouvelables comme l’éolien, l’énergie solaire ou la biomasse (ensemble des matières organiques pouvant devenir des sources d’énergie).
La responsabilité sociale des entreprises (RSE). Elle correspond à l’ensemble des décisions que prend l’entreprise pour maîtriser l’impact social et environnemental de ses activités. « De leur propre initiative, les entreprises doivent contribuer à améliorer la société et à protéger l’environnement, en liaison avec les parties prenantes (pouvoirs publics, clients, fournisseurs). La RSE est donc la déclinaison des principes du développement durable à l’échelle de l’entreprise », souligne le ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables.
L’investissement éthique. La notion d’investissement éthique est désormais proche de l’ISR. Sous la bannière éthique sont regroupées toutes les offres d’investissement n’ayant pas pour seule finalité la rentabilité. Une distinction entre les deux notions peut néanmoins être réalisée.
D’un point de vue historique, l’investissement éthique à une dimension « morale », ce qui n’est pas forcément le cas des fonds ISR. Les premiers fonds dits éthiques ont été créés aux Etats-Unis dans les années 1920-1930 par des congrégations religieuses. Soucieux de ne pas cautionner les entreprises développant une activité contraire à leur morale, les gérants de ces fonds excluaient de leur champ de sélection les « sin stocks », ou valeur du péché : alcool, sexe, tabac, armement, jeux. En France, le premier fonds de ce type a été créé en 1983 par la société de gestion Meeschaert.
L’investissement socialement responsable (ISR). Les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) bénéficiant du label ISR sélectionnent des valeurs non sur les seuls critères financiers, mais en tenant compte de critères complémentaires dit extrafinanciers, relatifs à l’environnement, au social et la gouvernance (E, S et G). Des agences de notations passent au crible les valeurs de la cote et décernent des notes à chacune d’elles en fonction de leur politique environnementale, sociale et actionnariale (gouvernance d’entreprise). L’ISR peut être perçu comme l’application à la finance des principes du développement durable.
Les fonds solidaires. Les fonds collectés par ce type d’OPCVM permettent de soutenir des projets économiques exclus des circuits financiers classiques. Il s’agit de financer l’économie solidaire, à savoir des petites entreprises créées par d’anciens chômeurs, des logements sociaux, des projets de solidarité Nord-Sud, etc.
Pour qu’un OPCVM soit qualifié de « solidaire », il faut qu’au moins 5 % à 10 % de l’épargne collectée servent à financer des projets solidaires. Certains consacrent, par exemple, 100 % des sommes à la réhabilitation de logements pour personnes démunies. Le label Finansol a été créé en 1997 pour aider les investisseurs à sélectionner les fonds répondant à ces critères d’investissement.
Les fonds de partage. Ces fonds sont souvent regroupés sous la bannière « solidaire », car leur objectif est similaire : financer des projets à vocation sociale ou simplement solidaire. La principale différence tient à la part des sommes consacrées à l’économie solidaire. Les fonds de partage reversent une partie des revenus tirés de la performance de l’épargne sous forme de dons à des ONG oeuvrant dans le social ou à des associations caritatives.
En contrepartie, les souscripteurs de ces fonds bénéficient d’un crédit d’impôts. Pour bénéficier du label Finansol, ces fonds doivent reverser au moins 25 % de leur performance.
Yannick Roudaut
